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- Titre : LeTtRe Du FrOnT
- Album : AuThEnTiK
- Année : 2007
Paroles :
SEFYU:
Lettre du front.
Ici les combats font rage.
Déjà plus d'une année passée loin de toi.
Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai relus tes lettre, pour retrouver ton soutien.
Jamais un hiver ne m'a paru aussi froid.
Un jour, je reviendrais, inch'allah..
Kenza-Farah :
Je lis ta lettre et les larmes, coulent de mes yeux..
Des perles salées, roulent sur mes joues..
Le papier se froisse sous mes doigts..
Déjà plus d'un ans loin de toi..
A chacune des lettres du front..
Je tremble, j'ai peur, j'ai froid je te revois..
Fier en uniforme..
Sur le quai de la gare, paré à partir..
Tu m'as promis de revenir..
J'ai promis de te soutenir..
Tu puises la force de te battre, dans mes yeux et mon sourire..
SEFYU :
Oh, avant l'armé, j'étais armée.
Dans l'quartier, j'ai formé, l'équipe la plus cramée.
Les keuf étaient alarmés.
Zarma, on a carnés, les mecs les plus chtarbés.
Srab, j'n'ai pas peur de fumer, pour m'affirmer.
Ensuite, 3 ans ferme, la prison, m'a enfermée.
J'ai vu ceux qui 'aimaient mieux qu'au travers d'une paire de quartiers.
Les pleurs, j'vais t'épargner.
En m'engageant au front, j'voulais tourner la page,avant qu'l'on m'retrouve contourné.
Du Rwanda au proche Orient, j'me suis inspiré.
Le Darefour m'a bien changé des courses à Carrefour.
J'écris, sur mon carnet, le déroulement de chaque jour,
pour qu'tu puisses comprendre ce que j'ressens durant mes journées.
T'inquiète, la salate, j'ai pas détourné.
Tu m'conais j'suis borné, l'odeur de la mort m'y a enfermé..
Déjà un ans qu'j'suis parti, le temps y passe, chan-mé..
J'écris cette lettre entre l'assaut d'un Cocktail Molotov..
KENZA-FARAH :
Tu me décris, ta vie là-bas, au fond des tranchées..
Tu parles d'une odeur qui flotte celle de la mort..
Et tu t'étais fait des amis..
Ils ont disparus, aujourd'hui..
Tu évites de m'en parler, tu ne veux pas que je me fasse du souci..
Tu rêve la nuit, de mon visage, d'autres paysages..
Dans ton c½ur tout est détruit, reste mon image..
Nous sommes en plein mois de décembre, un second hiver, loin de toi..
La neige à la couleur du sang..
Mes mains sont brulées pas le froid...
SEFYU :
Oh, j'técris cette énième lettre, faut qu'tu comprenne qu'c'est la dernière, car derrière moi les tirs fusent, me r'poussent en arrière.
J'tembrasse.
Toi, embrasse mes supporter, morts, avec la manière et le c½ur d'un buldozer.
J'ai compris qu'au casting de la mort, y'a pas qu'la misère qui postule, j'emmène ton visage à titre posthume..
KENZA-FARAH :
Loin de tes yeux, les miens ne voient plus rien..
Mon c½ur, ne bat pus, sans le rythme du tien..
Reviens moi, je t'en pris, les souvenirs 'assaille..
Pourquoi donner ta vie sur un champ de bataille..
Loin de tes yeux, les miens ne voient plus rien..
Mon c½ur, ne bats plus, sans le rythme du tien..
Reviens moi je t'en pris, les souvenirs m'assaillent..
Tu as donné ta vie sur un champ de bataille..
SEFYU :
Un jour je reviendrais, inch'allah..[/font
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